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Burkina Faso : Le projet SWEDD+ lance une campagne pour promouvoir la scolarisation et la réussite des filles
29 avril 2026
Dédougou, 18 avril 2026 – Le Projet d’Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique en Afrique Subsaharienne Plus (SWEDD+) au Burkina Faso a officiellement lancé une campagne de communication visant à promouvoir la scolarisation, le maintien et la réussite des filles à l’école.
La campagne « kom-pugli kaoreng yõodo » ou les « avantages de l’éducation des filles » est portée par le Gouvernement burkinabè, à travers le ministère de la Santé et celui de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique. Elle se déploie sur une période de 13 jours dans les régions du Bankui et du Nakambé. La campagne prévoit une série d’activités de proximité destinées aux communautés, notamment des séances de plaidoyer, des théâtres-forums, des émissions radiophoniques, des causeries éducatives ainsi que l’offre de services gratuits en santé de la reproduction. Elle devrait toucher plus de 8 000 leaders communautaires et plus de 2 millions de personnes dans les deux régions.

Dans son intervention, le Représentant résident de l’UNFPA au Burkina Faso, M. Yves Sassenrath, a salué les progrès réalisés par le pays en matière d’éducation des filles. Il a toutefois souligné que les efforts doivent se poursuivre pour garantir leur réussite. « Il ne s’agit pas seulement d’inscrire les filles à l’école, mais aussi – et surtout – de créer les conditions favorables à leur réussite et à leur épanouissement. Cette campagne s’inscrit ainsi au cœur d’un combat commun : faire de l’éducation des filles un levier majeur du développement économique et social du Burkina Faso », a-t-il déclaré.
Pour la Directrice de la promotion de la santé, de l’éducation inclusive, de l’équité et du genre, Mme Maïmouna Sanon, représentant le Directeur général des Appuis spécifiques, le choix des régions du Bankui et du Nakambé n’est pas fortuit. Les indicateurs de scolarisation y restent préoccupants. « Le taux brut de scolarisation des filles est de 36 % dans la région du Bankui/Sourou et de 32 % dans le Nakambé, contre une moyenne nationale de 46 % », a-t-elle précisé.
Elle a également mis en lumière les défis qui entravent la scolarisation des filles dans ces régions, notamment les pesanteurs socioculturelles et le phénomène des grossesses précoces. « En 2025, plus de 670 cas de maternité précoce ont été recensés dans ces deux régions. Ces situations brisent trop souvent les rêves de nombreuses filles et les conduisent à l’abandon scolaire », a-t-elle ajouté.
L’objectif central des activités de communication qui seront conduites est de susciter une prise de conscience collective et de favoriser l’engagement des communautés en faveur de la scolarisation et du maintien des filles à l’école.
Parallèlement, une caravane de presse parcourra plusieurs localités, notamment Dédougou, Tchériba, Boromo, Pa, Tenkodogo, Garango et Dialgaye, afin de renforcer la perception des enjeux liés à l’éducation des filles.
À travers cette initiative, le projet SWEDD+ réaffirme son engagement, aux côtés du Gouvernement burkinabè et de ses partenaires, à promouvoir l’éducation des filles, condition essentielle pour accélérer l’autonomisation des femmes et contribuer durablement au développement du Burkina Faso. Il est mis en œuvre avec l’appui financier de La Banque Mondiale et de l’appui technique de l’UNFPA Burkina Faso.








